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Le soufisme en pratique...,Suhraward Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

La mansuétude envers les autres, qu’il s’agisse des épouses, des enfants, des voisins, des compagnons ou de toute autre personne, fait partie des vertus soufies. Et c’est par la capacité à prendre sur soi les torts que causent les autres qu’apparaît l’essence de l’âme. Il est dit que toute chose à une essence et que celle de l’homme est sa raison, puis que l’essence de cette raison est la patience.

 

Abû zar‘a Tâhir nous a rapporté, selon une chaîne de transmission  remontant à Ibn ‘Umar, que le prophète (S) a dit : « Le croyant qui côtoie les gens et endure patiemment les maux qu’ils causent vaut mieux que le croyant qui ne les côtoie pas et n’endure pas leurs maux. » Un autre hadith rapporte que le prophète avait demandé : « Ne serez-vous pas capable de faire comme Abû Damdam ? » « Et que faisait Abû Damdam ? » lui demanda-t-on. Il répondit : « Lorsqu’il se levait le matin, il disait : ô mon Dieu, je fais aujourd’hui don de mon honneur à celui qui se montrera injuste envers moi. Je ne frapperai donc pas qui me frappe ; je n’insulterai pas qui m’insulte ; et je ne ferai pas de tort à qui m’en fait. »

extrait de Awarif al ma'arîf de Suhrawardî

trad. Idris Devos

A Paraitre en français



[1] Transmetteurs, cf. ‘Awârif al-ma‘ârif, p.146

 
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