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Le second Principe : L’Adab des Awrad

Mevlana Sheikh Hisham Kabbani

Oakland – États-Unis 

17 mars 2009

 

 

  As Salaam Alaykum,

 

Parfois, tous ceux d’entre nous avons honte ou sommes timides de donner un conseil… C’est pourquoi… Il m’arrive de parler sans notes de Mevlana Sheikh et de Grand-Sheikh, mais plus on avance en âge et dans la Tariqat, et plus on se rend compte qu’on doit montrer de l’humilité et que c’est meilleur que de s’asseoir et de commencer à parler… A part s’ils accordent une ouverture en ce sens, mais il est meilleur de montrer qu’on est besoin de ce qu’ils ont enseigné et dit il y a longtemps.

Vous devez montrer que vous avez besoin de leurs paroles et sans cette aide, vous ne pouvez dire que vous parler de leur part. C’est pourquoi il est très important de s’en référé à leurs notes car ce sont des secrets qu’ils ont donné et alors vous pouvez les ouvrir : leurs notes sont des clés pour approfondir la connaissance qu’ils transmettent.

Le premier niveau des Principes d’ADAB de la Voie sur le comportement envers le Sheikh a déjà été exposé, et il me vient alors à l’esprit un hadith du Prophète qui indique une interdiction _ ou pas tout à fait c’est plutôt qu’il n’aime pas cela et a dit « Vous n’avez pas à faire [telle chose] et c’est meilleur pour vous de ne pas le faire ! »… Je me rends compte comme Subhan Allah nous faisons exactement le contraire de ce que le Prophète a indiqué aux Sahabas !

Il a ainsi déconseillé fortement aux Sahabas de manger sur des tables. C’est fortement proscrit en Islam de manger sur une table plus haute que la hauteur d’une main doigts écartés. Une table qui est plus haute pour vous, cela veut dire que vous imitez les gens arrogants ou les tyrans. C’est pourquoi le Prophète mangeait bien souvent par terre, ou sur une table basse pas plus haute qu’une main écartée.

C’est une chose très simple !... Ainsi, en observant ces Principes du Mouride de la Tariqat, nous nous rendons compte combien nous sommes très éloignés de la discipline islamique… Tous, si nous ne mangeons pas sur une table _ c’est une coutume … et on ne pense même pas au fait que le Prophète ait pu le proscrire : et en agissant de la sorte, nous agissons exactement contre ce que le Prophète a enseigné… Et tant de choses nous accomplissons qui vont à l’encontre des enseignements prophétiques, sans même le savoir ! … C’est cela le 21 è siècle !

 

Je n’ai jamais vu, du temps où j’étais avec eux, Mevlana Sheikh ou Grand-Sheikh déjeuner sur une table plus haute que la hauteur d’une main… Je ne suis pas en train de vous dire de ne pas manger sur une table plus haute !... Mais c’est simplement pour indiquer notre éloignement par rapport aux enseignements du Prophète et combien nous voulons nous en approcher…

Si vous dîtes à vos épouses aujourd’hui de prendre plutôt une table basse, comment allez vous manger si vous ne faîtes pas des chaises de la même hauteur !... Voyez les asiatiques : leurs tables et leurs chaises sont basses. Ils s’assoient par terre et n’ont pas ces tables très hautes !...

 

Ainsi, cette voie d’humilité… nous l’avons perdu ! … Si vous invitez quelqu’un et lui proposez de s’asseoir par terre, cette personne va mal le prendre !... Ceci pour vous indiquer comment nous perdons insidieusement, petit à petit, la discipline et les règles de l’Islam.

 

 

La seconde discipline que les Awliyyas demandent à leur mouride est très difficile à réaliser. Et comme nous l’avons indiqué, il y a 16 disciplines et les 3 premières sont plus importantes que toutes réunies. Et vous devez bien comprendre et assimiler d’essayer de les accomplir, même si c’est très difficile.

 

Le Sheikh donne une médecine à chacun de ses mourides pour guérir son âme et son corps. Et ceux qui prennent ces médecines ne sont jamais malades si ce  n’est quelques petits maux comme le mal de tête, un rhume… mais la majorité des maladies, ce mouride en sera exempt grâce à Allah Subhanaa Taala…. Et ainsi qu’on l’a dit précédemment, vous devez avoir foi dans le fait que le Sheikh sait toute chose de vous.

Grand-Sheikh indique les médecines de la Tariqat pour tous ceux d’entre nous : Vous devez réaliser vos Awrad. Les Awrad sont votre médecine !... Ils sont un garde fou pour vous de ne pas vous disperser et de ne pas perdre votre concentration et votre attention : vous devez être assidu à les faire de manière fixe et régulière autrement votre esprit va vagabonder dans tous les sens et vous n’aurez pas le soutien du Sheikh pour vous emmener en présence de Prophète. Vous pouvez faire votre Awrad sans être concentré sur ces 3 grands Principes, mais vous n’obtiendrez pas la présence Prophétique dans votre vie Ici Bas… bien que vous puissiez l’obtenir peut-être dans votre Vie Future.

Grand-Sheikh disait souvent cette histoire. Un jour, ils étaient assis auprès de Sheikh Sharaffudin Ad Daghestani [le Sheikh de Grand-Sheikh]. Le jeudi soir, ils ont fait le Khatm ul Kwajagan dans la mosquée. Sayyidina Abdul Khalik Ghudjuwani est celui qui a été autorisé par le Prophète a être le maître du Khatm ul Kwajagan et ce jusqu’au Jour du Jugement. Il est le Sheikh, le Leader qui l’a apporté et l’a placé sur ordre du Prophète à l’intention de tous les Shuyuks qui l’ont suivi. Ils faisaient le grand Khatm de La Voie avec 108 pierres : 8 grosses pierres et les 100 autres plus petites. Ils récitaient le Dhikr Rafiq _ Dhikr Caché _ avec ces pierres. Les 8 grosses pierres ne sont que pour la Fatiha et les autres sont divisées entre le nombre de participants. Ces pierres sur lesquelles vous récitez portent des Tajalis qui descendent et sont plus importantes en poids que toutes les montagnes de Dunya auprès d’Allah Subhanna Taala. Si vous mettez toutes les montagnes ensemble, elles ne sont pas plus lourdes que la Montagne Uhud à Madinat.

Cette montagne est plus lourde en poids que toutes ces montagnes réunies. Et jetez un œil sur la montagne Uhud est meilleure que de voir un Qutb 40 fois et c’est pourquoi quand vous êtes à Madinat, essayez de la regarder au moins une fois car sa grâce est plus importante que celle de regardez le visage d’un Qutb 40 fois.

Lorsque vous regardez le visage d’un Qutb, tous ses secrets se reflètent sur vous ; Mais peu de gens peuvent regarder un Qutb, si ce n’est les gens choisis. Ces personnes là sont alors habillées par ce miroir et deviennent un Qutb virtuel, sans pouvoir : vous devenez un reflet du Qutb. Au moment où vous voyez ce Qutb, quoiqu’il porte de Tajali de Rassul Allah, ou du Haqq sur lui, il vous en habille. Après cet instant là, quand vous êtes séparés vous n’en êtes plus habillés puisque vous ne regardez plus son visage.

Grand-Sheikh dit ainsi que tout Tajali qui descend sur la montagne Uhud, ne descend nulle part ailleurs dans Dunya. Une pierre du Khatm est donc plus lourde encore pour Allah Subhana Taala que la montagne Uhud.

Lorsque Sayyidina Abudl Khaliq Ghudjuwani a obtenu l’enseignement du Khatm, ce fut dans la grotte où le Prophète Muhammad s’est réfugié avec Sayyidina Abu Bakr après leur fuite de Médine. Le Prophète a alors appelé à lui l’âme de S. Abdul Khaliq Ghudjuwani et a placé sur sa « langue » la récitation du Khatm Khwajagan et c’était sur des pierres. Le Prophète les a donnés à S. Abu Bakr, et ainsi de suite jusqu’à S. Abdul Khaliq Ghudjuwani, et ainsi de suite jusqu’à Grand-Sheikh. Et ils récitaient le Khatm Khwajagan sur ces pierres.

Un jour, Grand-Sheikh faisait le Khatm Khwajagan. Un homme vint près de lui et lui dit « Ya Sheikh Abdallah, donne moi cet à’mal. »_  Toutes ces 108 pierres qui venaient du Prophète et avaient traversé les siècles, via les Sahabas et les Shuyuks de La Voie _ et c’est Mevlana Sheikh qui rapporte cela_ devaient être gardées et transmises à cet instant là, à cet homme. Cette personne était El Mahdy envoyé par le Prophète pour récupérer ces pierres : elles ne devaient plus être montrées davantage, jusqu’à l’apparition sur terre de Sayyidina Mahdy. Elles sont avec lui comme une « charge » qui lui est confiée, et jusqu’à la permission d’Allah et de Son Prophète qu’il apparaisse. Ces pierres sont donc en présence du Mahdy.

Depuis lors, dans La Voie ils utilisent des pierres « normales » pour le Khatm Khwajagan. C’est pourquoi il est dit « La Chaîne d’Or _ La Silsila » car ces pierres sont venues du Prophète, et tout le long des siècles transmises au sein de La Voie, jusqu’à Grand-Sheikh.

Grand-Sheikh a dit ainsi « Quand vous récitez le Khatm Kwajagan, même s’il vous a été uniquement donné une pierre pour la récitation, Allah Subhanaa Taala vous accordera ce qu’IL accorde comme si vous aviez fait le Khatm Kwajagan avec les 108 pierres. » Cela veut dire que votre récitation est portée comme par 108 pierres, 108 fois plus lourdes que la montagne Uhud : Allah Subhanaa Taala vous accorde ainsi de vous dresser + 108 fois des Tajalis de Lumière qui descendent sur la montagne Uhud. Et même si vous n’avez aucune pierre : si vous êtes présent dans l’espace du Dhikr, alors il vous est accordé de même que si vous aviez récité le Khatm Kwajagan avec ces 108 pierres.

Vous devez prendre grand soin des temps accordés aux pratiques spirituelles, elles ne sont pas sans importance : vous devez y faire très attention et les maintenir [dans vos pratiques] afin d’être emmené en présence du Prophète. Si vous n’y faites pas attention et faîtes vos Awrad à n’importe quel moment, vous en obtiendrez aussi un bien… mais vous ne serez pas emmené à la présence du Prophète. Vous serez en retard [par rapport à ce que vous pouvez obtenir], en arrière.

Il raconte qu’un jour ils étaient assis avec Sheikh Sharaffudin dans le masjid, et ils étaient près de 3000 personnes à réciter le Khatm Kwajagan. Une personne vint voir quelqu’un dans l’assemblée et le chercha des yeux jusqu’à le trouver. Il chuchota alors quelque chose à son oreille : l’homme était très troublé de ce que l’autre lui avait. Il lui avait dit « Ta maison est en feu ! Ta femme et tes enfants sont bloqués dans ce feu et personne ne peut les en sortir. Le temps que tu y ailles, il se peut que tu puisses les sauver… ou alors ils seront déjà morts ! »… Qu’en pensez-vous ? Que feriez-vous dans son cas ? Une personne qui vient vous prévenir que votre famille est prise dans un feu, en plein Dhikr ? Que feriez-vous dans ce cas ? Vous iriez en courant ! … Cet homme luttait en lui-même et finit par se dire «  Suis-je donc bête ! Quel bénéfice d’avoir un Sheikh s’il ne peut prendre soin de ses mourides !... Je ne bougerai pas d’ici… et mon Sheikh prendra soin de ma famille ! » Il est resté jusqu’à la fin du Dhikr, et cela dura une heure de plus.

Dès que le Dhikr fut terminé, Sheikh Sharaffudin regarda cet homme et lui dit « Ô mon fils ! Ne sois pas inquiet. Nous les avons sauvés ! Pars maintenant.»

Lorsque l’homme arriva chez lui, il vit sa maison complètement effondrée… sa femme et ses enfants étaient dehors, à l’écart et l’attendaient. Ils lui dirent ainsi : « Nous avons vu des créatures qui ressemblaient à des Anges sortirent de la photographie de Sheikh Sharaffudin. Ces Anges nous ont attrapés et nous ont fait sortir de la maison en feu ! Ces Anges nous ont sauvés.»

Lorsque vous avez une telle foi _ une foi très forte en votre Sheikh, vous ne tomberez jamais dans des problèmes : votre Sheikh agira et en ce sens, c’est votre foi qui vous sauvera. Si votre enfant a un problème, il vient vous voir et vous le protéger et vous résolvez son problème. Le Sheikh est de la même manière un père pour ses mourides dès qu’ils prennent Baya avec lui et il intervient dans les problèmes que vous rencontrez dès que votre foi en lui est réelle et absolue. Dans le cas de cet homme, vous ne pouvez pas quitter le Dhikr et dire « Mon Sheikh les sauvera ! »… Non, ce n’est pas la preuve d’une foi telle que celle dont nous parlons : votre foi doit être plus forte que cela ; le Sheikh les sauve lorsque votre foi est assez véridique et assez forte pour que vous restiez assis durant le Dhikr qu’il dirige, et vous ne pouvez quitter l’assemblée qu’il dirige pendant qu’elle a lieu.

Dans une rencontre avec le Sheikh, vous devez être totalement avec lui en sa présence et vous ne pouvez dire « Excusez-moi Sheikh, mon téléphone sonne je dois répondre… ou ma femme m’appelle… ou ci ou ça !... » …

Donc, que pensez-vous de votre degré de présence lorsque vous êtes avec Allah dans votre prière !... Vous ne pouvez prier avec l’esprit complètement ailleurs, ou absent !...

Le premier principe tient donc plus de la Foi et de la soumission, elle concerne surtout un aspect spirituel : Une totale Taqwa_Crainte et Piété, une totale sincérité, une totale Taslimiyya_une totale soumission, une dimension Halal réelle qui correspond le plus possible à ce que Allah et Son Prophète aiment. Cet aspect est davantage spirituel, les 5 piliers de l’Islam sont quant à eux plus du domaine physique, l’Iman et l’Ihsan sont davantage spirituel.

Le premier principe est ce qui vous permet d’établir une relation réelle et sur des bases fortes avec le Sheikh : cette relation que vous avez construite avec le Sheikh lui indique ce dont vous avez besoin, car alors il vous observe et vous voit et vous indique le Awrad que vous devez accomplir.

L’Awrad vous devez l’accomplir dans des temps précis impartis, en dehors de ces temps vous pouvez le réaliser mais vous n’obtiendrez pas d’être emmené en présence du Prophète.

Conformément à l’enseignement Naqshbandi, aux enseignements de Grand-Sheikh et de Mevlana Sheikh, les Awrad sont à faire d’abord entre Asr et Maghreb, puis entre Maghreb et Icha et enfin entre Imsak_ ou un peu avant_ jusqu’au Ishrak. Ces trois moments sont ceux durant lesquels vous devez faire vos Awrad car ce sont les moments les plus forts en terme de dimension spirituelle. Vous devez prendre soin de réaliser votre Awrad durant ces moments très stricts afin d’obtenir d’être en présence du Prophète.

Ces trois moments de la journée sont Fard_ils sont considérés comme des obligations !... Vous ne pouvez les considérer comme Sunna : quelque chose de conseillé mais qui n’est pas considéré comme obligatoire et qui ne vous porte pas préjudice si vous ne le faîte pas. C’est une obligation pour vous de suivre ces moments et de faire vos Awrad où que vous soyez chez vous ou à la mosquée, en direction de la Mecque.

Grand-Sheikh dit que si le mouride perd un seul de ces moments pour son Awrad, il sera matrud_ éloigné de la Protection d’Allah Subhannaa Taala, et il sera sous la Colère d’Allah et sera loin de la présence des Awliyya : il échouera loin des principes et de la discipline de la Tariqat.

Comprenez que la Tariqat n’est pas si facile ! C’est pourquoi les Shuyuks ne la donnaient pas à tout le monde…

Je me souviens que dans ma jeunesse, quand j’avais près de 10 ans avant de rencontrer Mevlana Sheikh et Grand-Sheikh [à mes 12 ans], mon père avait l’habitude de rencontrer les Awliyya du Sham et de les accueillir dans notre maison lorsqu’ils voyageaient. Je voyais des gens venir pour demander Bay’a à Sheikh Ibrahim Ralayim _ dont Grand-Sheikh disait de lui qu’il était un des 313 Sheikhs de la Tariqat Naqshbandiyya et il était le seul à être un savant de son degré dans le Sham à son époque. Et malgré son haut degré spirituel, il n’a pas reçu son serment dans Dunya, il l’a reçu 13 jours après avoir été enterré en Akhira. Il était un très grand Al’am… je me rappelle l’avoir connu enfant. Il était très beau et agréable, très pieux et très sincère… Des centaines de gens venaient le voir pour l’écouter.

Des gens venaient lui demander Ba’ya et il répondait « Tu n’es pas prêts ». Il y avait même des savants qui venaient lui demander, et il répondait « Tu n’es pas prêts. Fais d’abord ceci… et cela… Puis revient me voir. »

La Bay’a n’est donc pas une chose facile ! Elle n’était pas donnée aux gens si ce n’est après bien des épreuves. Les Tajalis de cette époque étaient très stricts, mais de nos jours les Tajalis sont d’une autre sorte : ils sont davantage axés sur La Miséricorde à cause du contexte et de la vie que nous menons.

Au temps de Sayyidina Sheikh Ibrahim Ralayini, il y a 50 ans environ, vous ne voyiez aucune femme dans les rues au Liban : elles ne sortaient que complètement couvertes. Vous ne voyiez même pas leur visage, comme ma mère à l’époque. Aujourd’hui, les femmes se couvrent… mais pas les hommes !... Les hommes doivent avoir un turban_ ou un léger chapeau_ pour couvrir leur tête mais n’en portent pas !... Partout, il n’y a que des choses interdites à laquelle vous êtes confrontés.

Il est ainsi nécessaire pour les Awliyya de donner Bay’a aux gens… même si c’est une connexion virtuelle. C’est pourquoi Mevlana Sheikh accueille tout le monde et donne Bay’a… et peut-être qu’avec des paroles douces, les cœurs seront conquis.

La Connaissance est différente d’alors. Sheikh Ibrahim Ralayini avait l’habitude de ne jamais donner Bay’a. J’ai vu cela pendant des années, il venait chaque année et restait un an … et pleins d’autres Shuyuks d’autres Tariqats venaient également.

Au bout de quelques années, je lui ai dis _ J’aimerai prendre Bay’a ! _ Fais des Salawats sur le Prophète. Cela était sa réponse. Al Hamdulillah.

C’est pourquoi il n’est pas facile de faire les Awrad dans leur temps imparti. Mais vous devez prendre soin de ces moments, autrement vous allez tomber inlassablement : quoique vous ayez accompli de votre Awrad, aussi haut vous mène-t-il… vous redescendrez… Ainsi vous monterez, puis redescendrez… et ainsi de suite sans cesse jusqu’à ce que vous ne fassiez que stagner sans jamais évoluer.

Ainsi, si vous faîtes une chose à l’encontre de ce que les Sheikhs vous disent ou si vous ne lui donnez pas l’importance qu’elle a, alors à vous finirez par être rejeté de leur cœur. Leur cœur est comme un passage sur lequel vous montez d’un niveau à un autre, avec des degrés à chaque niveau… et à un certain moment, vous allez tombez et vous vous retrouverez au même point où vous étiez quand vous êtes venu à eux.

Si vous ne voulez pas subir le Courroux d’Allah, vous devez comprendre que toutes les maladies de votre cœur viennent de la colère. Toutes les mauvaises caractéristiques ont été créées à partir de la colère. Et la colère qu’est-ce que c’est ?...

Lorsque vous ne faîtes pas vos Awrad, vous créez dans votre cœur des colères à l’encontre de ces Awrad : Satan crée une colère en vous qui vous empêche d’accomplir ce qui vous a été indiqué par le Sheikh durant le temps imparti, c'est-à-dire dans ces 3 moments de la journée très précisément. Votre âme est alors en colère et vous donne des centaines d’excuses pour ne pas faire ces Awrad dans ces 3 moments impartis et indiqués par le Sheikh.

Il y a la colère physique : être en colère contre telle ou telle personne, mais la plus dangereuse est celle de l’âme : avec cette colère, vous encourrez la Colère d’Allah Subhanaa Taala en ne faisant pas ce qu’Il attend de vous !

Le Sheikh dit par exemple « Lis Dalal Kheyrat et un Hizb du Coran par jour »… Très bien, vous le faîte… et puis un jour, Satan vient à vous et vous dit « Fais le plus tard ! … Tu as du travail… tu as des invités etc… » Vous délaissez jusqu’à reporter au lendemain… voire à délaisser complètement !

Vous pouvez retarder votre Awrad dans 3 conditions : si vous êtes malade, si vous êtes en voyage, si vous avez des invités. Ce sont les 3 seules excuses possibles pour retarder votre Awrad ou ne pas les faire au moment où vous devez les faire, en dehors de cela c’est Satan qui vient dire à votre âme « Tu as le temps… ! Plus tard… ! Tu as le temps… ! »… Et votre âme est d’accord, et elle retarde, elle retarde… parce que votre âme ne veut pas faire les Awrad : elle est y forcée…

Et alors, vous entrez dans le rejet de ce que les Awliyya d’Allah ont enseigné : vous êtes alors hors de leur champ de vision, ils vous perdent de vue. Les Awliyya observent leurs mourides 3 fois par jour : ils vous observent et vous voient afin de vous r-établir. Essayez de garder votre Awrad dans le temps qui vous est indiqué.

Par exemple, lorsque vous venez au Dhikr, votre action et votre déplacement est marqué pour vous comme Ibadat car votre intention est de venir pour cela. Et si c’est pendant le moment de Asr, dans ce cas, vous devez garder à l’esprit les deux autres moments de la journée pour faire votre Awrad : la période de Fajr et de Icha.

Le second principe de la Tariqat est donc l’Awrad dans le temps imparti.

Ainsi, les Awliyyas et Shuyuks observent à travers leur vision le cœur de leurs mourides et ils voient les différentes maladies qui ne peuvent être traitées qu’avec certains Awrad spécifiques : et ces Awrad sont comme des médicaments et doivent être dosés car cela dépend de ce que vous pouvez réaliser. S’ils vous donnent 300 Salawats : ce n’est pas plus et ce n’est pas moins. Si vous faites plus, ça ne marchera pas et si vous faîtes moins, ça ne marchera pas non plus !... D’abord, vous devez réaliser ce que le Sheikh vous a donné… puis si vous voulez faire plus, cela n’engage que vous mais d’abord vous devez faire ce qui vous a été indiqué.

C’est une médication qui a été donnée pour vous : chacun en a une différente venant du Sheikh.

 

Grand-Sheikh dit ainsi que si le Awrad est réalisé en dehors de ces 3 moments de la journée, ce n’est que « Fatigue et Déviation »… Non pas déviation de l’Islam et de Shariat, mais du véritable chemin de la Tariqat. Et vous ne récoltez que la fatigue, parce que cela ne sert à rien : vous ne vous approchez pas de la présence des Awliyyas.

 

Al Fatiha.

 

 

 
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